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GEO vs SEO : du classement Google à la citation par l'IA (2026)

finn
Mis à jour le 3 novembre 202666 min de lecture
Le GEO et le SEO se complètent. Le GEO, pour generative engine optimization, c'est le travail qui fait citer tes pages ou nommer ta marque dans les réponses des IA, comme ChatGPT, Gemini (l'IA de Google) ou les aperçus IA (AI Overviews) que Google affiche au-dessus de ses résultats. Le SEO, ou référencement naturel, fait monter tes pages dans les résultats de Google et de Bing.
Le GEO repose en grande partie sur le SEO : avant de répondre, ces IA lancent le plus souvent quelques recherches dans un moteur, puis lisent surtout les pages classées en tête de ces recherches.
Le lien entre classement et citation est net pour les aperçus IA de Google, affichés en France depuis le 22 juillet 2026. Au 1er septembre, sur ordinateur, les aperçus citaient la page classée première sur la même recherche dans 58,7 % des cas, selon l'agence de référencement Datashake. Pour ChatGPT, les études trouvent ce lien moins net. En tête de Google, tu as donc de bonnes chances d'être cité dans ses aperçus, sans garantie.
Le GEO ajoute deux choses au SEO. D'abord, être nommé sur les autres sites que lisent les IA, ce qui pèse beaucoup sur les marques qu'elles recommandent. Ensuite, mesurer ta présence en posant les mêmes questions plusieurs fois, parce qu'une IA change de réponse d'une fois à l'autre. Sous un aperçu IA, une page bien classée reçoit moins de clics qu'avant. Être nommé dans l'aperçu reste le moyen d'être vu de ceux qui ne cliquent plus.
En chiffres
58,7 %
Part des aperçus IA de Google en France, sur ordinateur, qui citent la page classée première. Une page classée de la 4e à la 10e place : 19,3 %.
Datashake, 7 325 pages de résultats, 1er septembre 2026
−23,1 %
Baisse du taux de clics (la part des affichages qui donnent un clic) des sites français les plus exposés, un aperçu IA sur plus d'une recherche sur cinq.
Ahrefs, 963 sites, août 2026
55,2 %
Part des dix pages les plus citées par 11 IA qui étaient hors du top 10 pour la question entière. L'IA, elle, lance des recherches plus courtes.
Rankability, 31 sujets, août 2026
0,43 %
Part des visites de 115 254 sites suivis par Ahrefs venues des assistants IA (ChatGPT, Perplexity, …) en septembre 2026, contre 23,96 % de Google.
Ahrefs Web Analytics, septembre 2026
Ce qui distingue le GEO du SEO
Le SEO et le GEO visent deux endroits différents : la liste des résultats d'un moteur de recherche d'un côté, la réponse qu'écrit une IA de l'autre.
Le SEO regroupe tout ce qui fait monter tes pages dans les résultats de Google et de Bing sans payer de publicité. Les visites qu'une page bien placée t'amène, tu ne les paies pas : c'est ce qu'on appelle des visites naturelles, ou organiques. Elles durent tant que la page garde sa place.
On parle souvent de trois types de SEO : la technique, le contenu et la popularité. France Num, le service de l'État qui aide les petites entreprises à passer au numérique, en compte quatre dans son guide du débutant, mis à jour le 29 septembre 2026. Ce guide coupe le contenu en deux : les mots-clés d'un côté, la confiance de l'autre. Voici les quatre types de SEO selon France Num :
- La technique : les moteurs envoient des robots, des programmes qui lisent les pages. Chaque moteur range les pages lues dans son index, la base où il va chercher les résultats qu'il affiche. Ton site doit être lisible par ces robots. Il doit aussi être sécurisé (en https, le cadenas de la barre d'adresse), adapté au téléphone et rapide.
- Les mots-clés : les mots que tes clients tapent, choisis puis placés dans tes titres et dans tes textes.
- La popularité : les liens que d'autres sites font vers les tiens.
- La confiance : la qualité et la fiabilité de tes contenus, que Google décrit avec ses critères E-E-A-T (expérience, expertise, autorité, fiabilité).
Le même guide précise que ces quatre types de travail augmentent aussi tes chances d'apparaître dans un aperçu IA.
Le GEO vise un autre endroit : la réponse rédigée par une IA. Quand quelqu'un demande à ChatGPT « quel logiciel de paie choisir pour une PME ? », l'IA écrit quelques paragraphes, nomme quelques marques et ajoute parfois des liens vers les pages où elle a pris ses informations.
Les principales IA concernées sont ChatGPT, Perplexity (un moteur de réponse qui cite ses sources), Gemini de Google, Copilot de Microsoft, Claude (l'IA de l'entreprise Anthropic) et, sur Google, les aperçus IA et le mode IA, un onglet où l'on discute avec le moteur.
Le même travail porte d'autres noms : AEO (answer engine optimization, l'optimisation pour les moteurs de réponse), LLMO (l'optimisation pour les LLM, les grands modèles de langage qui écrivent ces réponses), « SEO IA » ou « référencement IA ».
Dans une réponse d'IA, ta marque peut apparaître de trois façons :
- La citation : une de tes pages figure parmi les sources de la réponse, le plus souvent avec un lien.
- La mention : la réponse écrit le nom de ta marque, avec ou sans lien. C'est souvent ce que la personne retient, plus que la liste des sources.
- La recommandation : la réponse désigne ta marque comme celle à choisir.
Victor Da Silva est consultant SEO. Il a dirigé pendant un an et demi le référencement de Doctolib, le site de prise de rendez-vous médicaux. En octobre 2026, sur la chaîne YouTube de Romain Pirotte, entrepreneur du référencement, il montre la différence entre mention et citation. À une question posée à une IA sur le meilleur logiciel de paie, la réponse nomme une fois Payfit, un logiciel français. La réponse cite aussi deux pages de Payfit : une mention et deux citations.
Une citation n'entraîne pas forcément les deux autres. Grow and Convert est une agence américaine de SEO et de GEO, dirigée par Devesh Khanal et Benji Hyam. Elle vend aussi son propre outil pour suivre la présence des marques dans les réponses des IA. En septembre 2026, ses deux dirigeants ont montré les données d'une ancienne cliente, Level AI, qui vend un logiciel d'IA aux centres d'appels.
Le cœur de métier de Level AI, ce sont les outils de contrôle qualité pour centres d'appels. L'entreprise a ajouté plus récemment une autre fonctionnalité, la surveillance des appels par l'IA. Sur ce sujet plus récent, le site de Level AI était le plus cité par les cinq IA que suivait l'agence, à égalité avec un autre site. Pourtant, sa marque n'arrivait qu'à la dixième place des marques que ces IA nommaient.
Pour Grow and Convert, les IA se servaient des pages de Level AI sans encore associer la marque à ce sujet. Ce qui manquait : d'autres sites qui décrivent la marque sur ce sujet, en particulier les avis et les classements « meilleurs outils » que les IA citent déjà. Plus ces sites la décrivent de la même façon, plus les IA associent la marque au sujet.
Graphite, une agence qui aide les entreprises à gagner des clients et vend du conseil en visibilité dans les IA, a mesuré un écart du même genre dans le commerce en ligne, entre être cité et être recommandé en premier. Elle a étudié près d'un demi-million de réponses de ChatGPT et de Google à des questions d'achat. Les grandes boutiques et les petites représentaient chacune environ 38 % des boutiques citées. Pourtant, les grandes étaient recommandées en premier deux fois et demie plus souvent. Cassie Clark, consultante en visibilité dans les IA, a présenté cette étude en octobre 2026 dans son podcast, Found in AI.
Le SEO et le GEO, côte à côte :
| SEO | GEO | |
|---|---|---|
| Ce que tu vises | Une place dans la liste des résultats | Une citation, une mention ou une recommandation dans une réponse rédigée |
| Où | Google, Bing | ChatGPT, Perplexity, Gemini, Copilot, Claude, aperçus IA et mode IA de Google |
| Ce que voit la personne | Une liste de liens, entre publicités, cartes et parfois un aperçu IA | Une synthèse qui nomme quelques marques, avec quelques liens |
| Ce qu'elle fait ensuite | Elle clique vers un site pour la réponse complète | Elle a souvent sa réponse sans cliquer et peut chercher ensuite une marque nommée |
| Ce que tu mesures | Ta position et tes clics | La part des réponses qui te nomment ou te citent, puis les visites et les ventes qu'elles t'apportent |
| Ce qui compte le plus | Tes pages, les liens d'autres sites vers elles et, pour un commerce local, tes avis | Pour être cité, ta place sur les recherches que lance l'IA. Pour être nommé, ce que les autres sites disent de toi |
Ce qui sert aux deux
Une bonne partie du travail compte deux fois. Google l'écrit dans son guide de juillet 2026 pour les propriétaires de sites : ses fonctionnalités IA (les aperçus IA et le mode IA) reposent sur les mêmes systèmes de classement et de qualité que ses résultats. Cinq pratiques servent ton classement et tes citations. La dernière sert surtout à ce que l'IA cite une version juste de ta page :
-
Des pages que les moteurs peuvent lire : indexées, avec leur texte dans le code que ton site envoie, pas ajouté ensuite par JavaScript, le code qui s'exécute dans le navigateur.
-
Ce que tu es seul à savoir : tes données, tes tests, tes prix et tes cas, plutôt que ce que toutes les autres pages disent déjà.
-
Des passages qui se comprennent seuls : chaque passage annonce son sujet dès sa première phrase, puis le traite en entier.
-
Une marque dont les autres sites parlent : les liens d'autres sites vers les tiens aident ton classement. Les mentions de ta marque, même sans lien, aident une IA à te nommer.
-
Des pages tenues à jour : Microsoft le recommande pour que ses réponses IA citent la version à jour d'une page (février 2026).
Une page récente n'est pas pour autant plus souvent citée. En août 2026, Rankability, un éditeur de logiciels de SEO, a regardé depuis combien de temps les pages citées par les IA avaient été publiées ou mises à jour. Pour la moitié d'entre elles, c'était moins de 61 jours, la même durée que pour les pages des résultats classiques. Les IA ne préfèrent donc pas les pages récentes plus que Google ne le fait.
SEO et GEO : pourquoi le SEO vient d'abord
Si l'IA lit surtout ce qui est bien classé sur les recherches qu'elle lance, ta place dans les résultats pèse lourd dans tes chances d'être cité, surtout chez Google. Google pose lui-même la question dans son guide de juillet 2026 : le SEO compte-t-il encore pour la recherche par IA ? « En bref, oui ! »
L'agence française Datashake l'a mesuré pour les aperçus IA de Google en France. Le 1er septembre 2026, six semaines après leur lancement, elle a relevé 7 325 pages de résultats sur ordinateur. La plupart portaient sur des recherches sans nom de marque, où personne ne cherche un site précis, suivies pour ses clients. Les autres couvraient 24 secteurs d'activité.
- Un aperçu IA s'affichait sur un tiers des recherches suivies : 33,3 % le 1er septembre, contre 31,8 % au premier relevé, le 3 août, pour les recherches suivies aux deux dates. Il s'affichait sur 66 % des recherches où la personne compare ou évalue. Il ne s'affichait que sur 3 % de celles où elle veut agir tout de suite (acheter, réserver, se connecter).
- 58,7 % des aperçus citaient la page classée première : un aperçu citait une page classée 2e ou 3e dans 41,5 % des cas, une page classée de la 4e à la 10e place dans 19,3 % des cas.
- Près d'une citation sur cinq (18,4 %) venait de pages hors des dix premiers résultats.
Ces chiffres ne valent que pour Google, sur ordinateur. Ils bougent aussi : au premier relevé, le 3 août, l'aperçu citait la page classée première dans 70,7 % des cas. Un tel relevé ne vaut donc que pour sa date.
Thomas Casiez, directeur général adjoint de Datashake, qui a mené ces relevés, l'a résumé à la SEO Garden Party, un événement en ligne consacré au référencement (octobre 2026) : « positionnement n'est pas citation ». Une page du top 3 peut ne pas être citée. Une page hors du top 10 peut l'être.
Rankability a mesuré ce lien entre classement et citation au-delà de Google. En août 2026, l'entreprise a posé des questions sur 31 sujets à 11 IA, de ChatGPT et Claude aux aperçus IA et au mode IA de Google. Elle a comparé les 1 645 citations obtenues aux 916 résultats des moteurs classiques pour les mêmes questions :
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Bien classé, presque toujours cité par une IA au moins. Les pages du top 3 des résultats classiques (Google, Bing et d'autres moteurs) étaient citées par au moins une des 11 IA dans 98,9 % des cas, celles du top 10 dans 90 %, celles au-delà dans 49,3 %.
Avec 11 IA, « au moins une » est un critère peu exigeant : l'étude ne dit pas combien de fois une seule IA, comme ChatGPT, les citait.
-
Le classement ne suffit pas à être parmi les pages les plus citées. Sur chaque sujet, Rankability a mis face à face les dix premiers résultats classiques et les dix pages les plus citées, toutes IA confondues. Sur les 31 sujets, cela fait 310 pages de chaque côté.
Seules 44,8 % des pages figuraient dans les deux listes. Les autres pages citées, 55,2 %, venaient d'ailleurs : 63 étaient classées au-delà du top 10 et 108 étaient absentes des résultats mesurés (63 + 108 = 171 pages sur 310). Là encore, l'étude compare les résultats des questions qu'elle a tapées, pas ceux des recherches courtes que lancent les IA.
Rankability vend des logiciels sur ce marché, ce qui lui donne un intérêt dans ces résultats. L'entreprise précise que ses chiffres montrent ce qui va ensemble, pas ce qui cause quoi. Lus ensemble, ces deux résultats de Rankability disent que le classement est la principale porte d'entrée, pas la seule. Le cas de Level AI montre ce qui pèse ensuite pour être nommé : ce que les autres sites disent de toi. L'étude de Graphite sur les questions d'achat montre un autre poids, la taille de la marque : les grandes boutiques étaient bien plus souvent recommandées en premier.
France Num dit la même chose dans son guide du GEO (avril 2026) : le référencement naturel « demeure un pilier essentiel de la visibilité en ligne » et le GEO « s'inscrit dans son prolongement ».
La plupart des spécialistes cités ici ne séparent pas les deux métiers. Antoine Veyrieres dirige SEO Monkey, une agence de référencement lilloise qui a eu plus de 400 clients depuis 2020.
Quand un client lui demande du GEO, Antoine Veyrieres répond que c'est le même travail que le SEO (podcast MVP, octobre 2026) : « il faut faire parler de vos sites sur d'autres sites ». Pour lui, faire parler de toi ailleurs fait déjà partie du SEO : les liens d'autres sites comptent pour ton classement. Quand ces mêmes sites te nomment, ils comptent aussi pour les IA.
Julien Tourme a cofondé Mōdo, une agence nantaise de douze personnes. Simon Belay y dirige le SEO et le GEO.
Dans une conférence diffusée en septembre 2026 par la SEO Garden Party, ils ont présenté les chiffres de Datashake, puis leur conclusion. Julien Tourme : « Surtout, n'écoutez pas ceux qui peuvent vous dire que le SEO et le GEO, c'est deux choses différentes. Ce n'est pas le cas. »
Au Royaume-Uni, Charlie Whitworth est un ancien journaliste, reconverti dans le SEO il y a quinze ans. Il a fondé l'agence Whitworth. En octobre 2026, il l'a dit ainsi dans Search with Candour, un podcast de SEO : « Le GEO n'est pas un canal à part. C'est une couche du référencement naturel. »
Le GEO n'est pas un canal à part. C'est une couche du référencement naturel, à mon avis, et une évolution de celui-ci.
Le principal cas client de son agence en 2026 a consisté à faire le ménage sur un site : supprimer les vieilles pages inutiles, fusionner celles qui se disputaient le même sujet, empêcher les robots de lire les pages presque identiques. Les visites envoyées par les IA ont progressé comme celles de Google, avec des courbes « presque identiques », dit-il, sans donner de chiffres.
Comme Antoine Veyrieres, Julien Tourme ou Charlie Whitworth, je ne sépare pas les deux métiers sur mes propres sites, dont finngarden, le site que tu lis. Quand je travaille le SEO de ces sites, je travaille en même temps leur GEO.
Lily Ray, vice-présidente chargée du SEO et de la recherche par IA de l'agence américaine Amsive, conseille de regarder d'abord qui affirme que le GEO est un autre métier (avril 2026) : « Est-ce qu'ils vendent un produit qui leur profite si le GEO est totalement différent du SEO ? La réponse est presque toujours oui. »
Google a résumé sa position en juin 2026, dans un article de Brendon Kraham, son vice-président chargé de la recherche et du commerce : « Good SEO is good GEO » (un bon SEO fait un bon GEO). Le même mois, Cassie Clark, qui vend elle-même du conseil en visibilité dans les IA, a répondu à cet article dans son podcast, Found in AI. Pour elle, un bon SEO fait bien un bon GEO pour les aperçus IA et le mode IA de Google : ces deux fonctionnalités reposent sur le système qui classe les résultats de Google.
Selon elle, un bon SEO fait moins sûrement un bon GEO pour ChatGPT, Perplexity ou Copilot, qui ne s'appuient pas sur l'index de Google. Rankability, l'éditeur de logiciels de SEO, a comparé les sources de ces IA aux résultats de Google. Pour ChatGPT, ses chiffres donnent raison à Cassie Clark : plus de trois sources sur quatre n'avaient aucune place dans les résultats de Google, mesurés sur les questions tapées par l'étude. Pour Perplexity, ils lui donnent moins raison : près de neuf sources de Perplexity sur dix avaient une place dans ces résultats. Cassie Clark résume ainsi la différence entre SEO et GEO : le SEO fait lire tes pages, le GEO fait choisir ta marque.
Un test publié sur Reddit, le grand forum américain, en juillet 2026, va aussi dans le sens de Cassie Clark. Une entreprise a publié sur son site une page consacrée à chacun de trente outils. Elle a laissé vingt autres outils sans page, pour pouvoir comparer les deux groupes. Quand les IA répondaient sur ces outils, elles ont cité son site 88 fois pour les outils qui avaient une page, contre 5 fois pour les outils restés sans page.
Son site était donc plus cité, mais les IA ne nommaient pas plus souvent les outils dont parlaient ses pages que les vingt outils restés sans page. L'entreprise ne précise ni à qui appartiennent ces outils, ni sur combien de questions elle a compté.
Nathan Gotch, cofondateur de Rankability, l'éditeur de logiciels de SEO, voit lui aussi une différence entre SEO et GEO, à partir d'un de ses propres sites. Il vend une formation au SEO. Pour montrer à ses élèves comment monter sur Google, il a créé un site d'une seule page. Il voulait que ce site sorte premier quand quelqu'un cherche « St. Louis SEO consultant » sur Google (consultant SEO à Saint-Louis, aux États-Unis). L'adresse du site est faite de ces mêmes mots. Ce site n'a reçu que de bons liens venus d'autres sites.
Le site n'avait ni avis, ni fiche Google Business Profile, la fiche qui montre une entreprise et ses avis dans Google. Il a pourtant tenu la première place sur Google trois à cinq ans.
Nathan Gotch en tire une prédiction : « Si tu fais seulement ça, tu ne gagneras pas dans l'IA », dit-il, sauf sur un marché presque sans concurrence. Sur un marché aussi banal que les chiropracteurs, où les concurrents ont une cinquantaine d'avis chacun, ces avis suffisent selon lui à battre une page qui n'a que des liens. « Avec le SEO, tu n'avais pas du tout besoin d'une marque. » Avec le GEO, il en faut une.
Ceux pour qui le GEO est du SEO et ceux qui nuancent, comme Cassie Clark ou Nathan Gotch, sont d'accord sur un point : pour être cité, il faut commencer par le SEO. Le SEO fait entrer tes pages dans ce que l'IA lit. Pour que l'IA nomme aussi ta marque, il faut un travail en plus, qui se fait en grande partie sur d'autres sites.
Une question reste ouverte : dans les réponses des IA, qu'est-ce qui pèse le plus, ta place dans les résultats ou ce que les autres sites disent de toi ? Personne ne peut le dire aujourd'hui : les études se multiplient, aucune ne tranche. Pour être cité, le SEO reste de toute façon le point de départ : une page que l'IA ne lit pas ne peut pas être citée.
Sous un aperçu IA, être bien classé rapporte moins de clics
Le classement a une autre limite : sous un aperçu IA, il rapporte moins de visites qu'avant.
Ahrefs, qui vend un outil de SEO, a suivi les 963 sites qui recevaient le plus de clics de Google en France. L'étude compare deux périodes : les 28 jours avant le lancement des aperçus IA et les 9 jours après. Juliette Begue, responsable marketing d'Ahrefs France, a publié l'étude le 18 août 2026. Les pages restaient aussi bien classées et s'affichaient aussi souvent. Elles étaient pourtant moins cliquées : un peu en moyenne, beaucoup pour les plus exposées :
- Sur l'ensemble des sites, le taux de clics, la part des affichages qui donnent un clic, a baissé de 3,4 %.
- Les sites les plus exposés, ceux dont plus d'une recherche sur cinq déclenche un aperçu IA, ont perdu 23,1 % de leur taux de clics. 82,2 % d'entre eux en ont perdu.
- Plus un site a de recherches avec un aperçu IA, plus il perd de clics. D'après Ahrefs, la baisse de ton taux de clics est à peu près égale à la part de tes recherches qui affichent un aperçu. Si un aperçu s'affiche sur 15 % de tes recherches, ton taux de clics baisse d'environ 15 % : s'il était de 10 %, il tombe à environ 8,5 % (15 % de 10, c'est 1,5). Ahrefs précise que c'est une moyenne, pas une prédiction.
- La santé est le secteur le plus touché : un aperçu sur 22,2 % des recherches, un taux de clics en baisse de 20,4 %.
Ahrefs en tire une règle : une recherche à laquelle un paragraphe suffit est une recherche dont tu risques de perdre une bonne part des clics. Une recherche qui demande un outil, un prix, un achat ou un avis humain résiste beaucoup mieux.
SignLab a perdu ces clics dès 2025, aux États-Unis. Cette entreprise fait ASL Bloom, une application pour apprendre la langue des signes américaine, utilisée entre autres par des parents d'enfants sourds. Andre, l'un de ses cofondateurs, l'a raconté en juillet 2026 dans The Edward Show, un podcast américain sur le marketing en ligne. SignLab avait construit un dictionnaire gratuit en ligne : une page par signe, avec sa propre vidéo, des phrases d'exemple et une invitation à télécharger l'application.
En 2025, les aperçus IA de Google se sont mis à montrer ces vidéos directement dans les résultats. Les positions de SignLab ont tenu, mais « on a perdu 50 % de notre trafic » venu de Google. Les téléchargements venus de Google ont baissé davantage encore. Un parent qui voit le signe dans Google a sa réponse. Un parent qui arrive sur la page découvre ce qu'il lui reste à apprendre, ainsi que l'application.
Ce qui a fait revenir les téléchargements, ce sont des pages pour ceux qui choisissent une application. Avant, SignLab visait des recherches comme « comment dire bonjour en langue des signes ». Après, il a visé des recherches comme « Duolingo propose-t-il la langue des signes ? ». Son article sur cette question est devenu sa meilleure page pour les téléchargements aux États-Unis. Le trafic de l'ancien dictionnaire, lui, n'est jamais revenu.
La méthode, étape par étape
Classement, mentions, mesure : voici le travail dans l'ordre, tiré des méthodes des spécialistes cités ici. Chaque étape a sa preuve, le signe qu'elle est faite. Chacune a aussi son piège habituel.
| Étape | La preuve que c'est fait | Le piège |
|---|---|---|
| 1. Laisser entrer les robots des IA | Ton agent IA ou ton hébergeur voit les robots des IA recevoir tes pages dans les journaux de ton serveur. La Search Console montre tes pages indexées | Un pare-feu qui bloque les robots de recherche sans que personne l'ait décidé, ou un réglage choisi pour refuser l'entraînement qui bloque aussi la recherche |
| 2. Choisir 5 à 10 questions de tes clients | Une liste écrite, avec les mots de tes clients | Viser des centaines de questions et n'en suivre aucune |
| 3. Lire les recherches que lance l'IA | Pour chaque question, les recherches courtes et les sources citées, relevées chaque semaine | Travailler la question entière plutôt que les recherches courtes |
| 4. Répondre sur ton site | Une page utile pour chaque recherche courte où tu peux sortir en tête : un comparatif honnête, une étude de cas, une page avec tes prix | Réécrire tes pages « pour l'IA » au lieu d'apporter ce que personne d'autre n'a |
| 5. Être nommé ailleurs | Ta marque figure dans les avis et les classements que l'IA cite | Te classer toi-même premier, acheter des mentions ou te faire passer pour un client |
| 6. Mesurer | La part des réponses qui te nomment, par sujet et par IA, sur plusieurs semaines | Juger sur une seule réponse ou sur une seule capture d'écran |
Laisser entrer les robots des IA
Avant tout le reste, les robots des IA doivent pouvoir lire tes pages. Un robot est le programme qu'un moteur ou une IA envoie lire les pages des sites. Chaque site dit aux robots ce qu'ils ont le droit de lire dans un petit fichier, le robots.txt.
La plupart des contrôles ci-dessous sont des réglages : demande à ton agent IA, si tu construis avec un agent, ou au service qui gère ton site de vérifier chacun.
OpenAI liste quatre robots (documentation lue le 29 octobre 2026), Anthropic trois et Perplexity deux. OpenAI et Anthropic séparent le robot qui alimente leur recherche de celui qui collecte des pages pour entraîner leurs modèles : bloquer l'un ne bloque pas l'autre.
| Robot | Entreprise | Ce qu'il fait | Le bloquer ? |
|---|---|---|---|
| OAI‑SearchBot | OpenAI | Il alimente la recherche de ChatGPT | Non : les sites qui le bloquent « ne seront pas montrés dans les réponses de recherche de ChatGPT », écrit OpenAI. Le laisser passer rend ton site éligible, sans garantie de place, précise son aide (lue le 29 octobre 2026) |
| GPTBot | OpenAI | Il collecte des pages qui peuvent servir à entraîner les futurs modèles | Au choix : le bloquer ne te retire pas des réponses de recherche de ChatGPT |
| ChatGPT‑User | OpenAI | Il visite une page quand un utilisateur pose une question à ChatGPT. OpenAI ne s'en sert pas pour choisir les pages de sa recherche | Non : il lit ta page pour quelqu'un qui la demande |
| OAI‑AdsBot | OpenAI | ChatGPT affiche des publicités. Ce robot ne visite que les pages proposées comme publicités, pour vérifier qu'elles respectent les règles d'OpenAI | Non : il ne vient que si tu fais de la publicité sur ChatGPT |
| ClaudeBot | Anthropic | Il collecte des pages pour l'entraînement des modèles | Au choix : le bloquer ne te retire pas de la recherche de Claude |
| Claude‑SearchBot | Anthropic | Il indexe les pages pour la recherche de Claude | Non |
| Claude‑User | Anthropic | Il lit une page quand quelqu'un pose une question à Claude | Non |
| PerplexityBot | Perplexity | Il fait apparaître les sites dans les résultats de Perplexity, sans servir à l'entraînement | Non |
| Perplexity‑User | Perplexity | Il lit une page pour répondre à une question | Non |
| Googlebot | Il sert à la fois à la recherche et à l'entraînement | Non | |
| Google‑Extended | Ce n'est pas un robot : Google n'a pas de robot d'entraînement séparé. C'est un nom à écrire dans le robots.txt pour dire si ce que lisent les robots de Google peut entraîner ses modèles Gemini | Au choix : il ne change rien à ta place dans la recherche Google, écrit Google dans sa liste de robots. Les aperçus IA et le mode IA font partie de la recherche Google : pour en sortir, il faut le réglage de la Search Console ou une consigne cachée dans la page, une balise | |
| Bingbot | Microsoft | Il sert à la fois à la recherche et à l'entraînement | Non |
Sur mes propres sites, je laisse entrer tous les robots des IA, ceux d'entraînement compris. Les robots de recherche aident les IA à trouver mes pages quand quelqu'un leur pose une question. Les robots d'entraînement peuvent, avec un peu de chance, faire entrer ces pages dans les données sur lesquelles un prochain modèle apprend. Ce modèle pourra alors répondre avec ce qu'il a appris de mes pages, sans faire de recherche. À mes yeux, cela vaut énormément.
Tous ces robots entrent, sauf si ton robots.txt ou ton pare-feu les bloque. Le pare-feu est le filtre qui protège ton site des visites indésirables. Il peut bloquer les robots des IA sans que personne l'ait décidé.
Le 4 juillet 2026, Datashake a testé neuf grands sites français : six refusaient l'accès au robot de recherche d'OpenAI, OAI-SearchBot, par un message « accès refusé » (403), sans que leur robots.txt le demande.
Les réglages qu'un pare-feu propose d'office peuvent aussi bloquer certains robots des IA. C'est le cas chez Cloudflare, un service qui se place devant les sites pour les accélérer et filtrer leurs visites. Depuis le 15 septembre 2026, quand tu y ajoutes ton site, Cloudflare te propose des réglages tout prêts pour les robots des IA. Ces réglages ne sont pas les mêmes selon que ton site gagne de l'argent avec des publicités ou non.
Cloudflare tient compte de la publicité parce qu'elle ne rapporte que si une personne voit la page. Une IA entraînée sur tes pages donne sa réponse sans que personne vienne sur ton site. Quand une IA lit une page pour le compte de quelqu'un, cette personne ne voit pas non plus les publicités. Pour un site avec publicité, les réglages proposés sont donc plus stricts.
Sans publicité, les réglages proposés laissent entrer tous les robots. Avec publicité, ils changent selon ce que fait chaque robot :
- Les robots qui ne servent qu'à entraîner des modèles, comme GPTBot ou ClaudeBot, sont bloqués sur tout ton site.
- Les robots qui lisent une page à la demande d'une personne sont bloqués sur les pages qui affichent une publicité. ChatGPT-User, par exemple, lit une page quand quelqu'un pose une question à ChatGPT.
- Les robots de recherche peuvent toujours lire tes pages. Ils font apparaître ton site dans la recherche des IA, comme OAI-SearchBot dans la recherche de ChatGPT.
Googlebot et Bingbot, les robots de Google et de Bing, sont un cas à part : chacun sert à la fois à la recherche et à l'entraînement des modèles d'IA. Les bloquer, ce serait risquer de faire disparaître ton site de Google et de Bing. Pour ces deux robots, les réglages proposés aux sites avec publicité ne bloquent donc rien.
Pour Googlebot et Bingbot, ces réglages ajoutent seulement une consigne à ton robots.txt, le fichier qui dit aux robots ce qu'ils ont le droit de lire. Cette consigne demande de ne pas entraîner de modèles d'IA sur tes pages : Cloudflare appelle ce choix « Disallow AI Training » (refuser l'entraînement des IA). Chez Google, la consigne vise Google-Extended, le nom que Google réserve à l'entraînement de ses modèles Gemini. Googlebot continue donc de lire tes pages pour la recherche, sans que Google s'en serve pour entraîner Gemini.
Bing ne lit pas encore cette consigne : Microsoft prévoit de la respecter début 2027, d'après Cloudflare. D'ici là, elle n'empêche pas Microsoft d'entraîner ses modèles sur tes pages. Bingbot, lui, continue de lire tes pages pour la recherche.
Le piège se trouve dans les mêmes réglages de Cloudflare, que tu peux changer quand tu ajoutes ton site ou plus tard. Pour l'entraînement, ces réglages offrent deux autres choix : « Block » (bloquer sur tout ton site) et « Block on pages with ads » (bloquer sur les pages avec publicité). Ces deux choix arrêtent aussi Googlebot et Bingbot pour la recherche. Si tu en choisis un pour refuser l'entraînement, les pages concernées ne sont plus lues par Google ni par Bing.
Si ton site passe par Cloudflare, demande à ton hébergeur, le service qui met ton site en ligne, ou à ton agent IA de vérifier ces réglages.
Charlie Whitworth, fondateur de l'agence de SEO britannique Whitworth, conseille aussi de vérifier quels robots atteignent vraiment quelles pages. Ton serveur, l'ordinateur où tourne ton site, garde une trace de chaque visite dans des journaux. Demande à ton hébergeur ou à ton agent IA de les lire pour toi.
Côté Google, une page peut apparaître dans les aperçus IA et le mode IA à deux conditions. Elle doit être dans l'index de Google. Google doit aussi pouvoir en montrer un extrait, le petit texte sous le titre dans les résultats. Par défaut, Google peut faire les deux : c'est toi qui peux le lui interdire, avec une balise, une consigne écrite dans la page pour les moteurs et invisible pour tes visiteurs.
Même sans balise, Google n'indexe pas toutes les pages : il décide pour chacune s'il la garde dans son index. Pour savoir si une de tes pages est dans l'index, passe par la Search Console, l'outil de Google pour les propriétaires de sites. Elle était gratuite le 29 octobre 2026. Commence par ajouter ton site à la Search Console. Colle ensuite l'adresse de ta page dans son outil d'inspection d'URL : il te dit si Google a gardé cette page dans son index.
Depuis le 31 août 2026, la Search Console a aussi un réglage, dans ses paramètres (« Search generative AI », l'IA générative dans la recherche), pour inclure ou exclure ton site des aperçus IA et du mode IA. Ton site est inclus par défaut. L'exclusion prend effet en un ou deux jours. Elle ne change pas ta place dans les résultats classiques. Elle sert aux éditeurs qui refusent que leurs textes nourrissent ces réponses. Si tu veux être cité, laisse le réglage sur « inclure ».
Côté Bing, IndexNow, un système gratuit que Bing et d'autres moteurs acceptent, permet de prévenir le moteur dès qu'une page change, au lieu d'attendre son prochain passage. Bing le recommande pour que ses réponses IA citent la version à jour de tes pages.
Google, lui, n'utilise pas IndexNow. Si ChatGPT s'appuie bien en partie sur Bing, IndexNow peut aussi l'aider à voir plus vite tes changements. Demande à ton agent IA ou à ton hébergeur de brancher IndexNow.
Dernier contrôle : le texte de chaque page doit figurer dans le code que ton site envoie, sans attendre le JavaScript. Certains sites envoient une page presque vide, que le navigateur du visiteur remplit ensuite en exécutant du JavaScript. Un robot qui n'exécute pas le JavaScript ne voit alors que la page vide : il n'a rien à lire, donc rien à citer. Demande à ton agent IA : « Vérifie que le texte de mes pages est déjà dans le code que le serveur envoie, sans attendre le JavaScript. »
Will Critchlow, qui dirige SearchPilot, une plateforme de tests SEO, disait en mars 2026 que « beaucoup des nouveaux robots des LLM n'exécutent pas du tout le JavaScript ». Dans l'étude de Rankability d'août 2026, presque toutes les pages citées par les IA (92,5 %) montraient leur texte principal sans JavaScript. Ce chiffre montre ce qui va ensemble, pas ce qui cause quoi.
Sur finngarden, j'ai mis en place ce qui facilite la lecture par les IA. Le robots.txt autorise un par un, par leur nom, les robots d'OpenAI, d'Anthropic et de Perplexity. Il autorise aussi Google-Extended. Depuis le 29 octobre 2026, chaque mise en ligne prévient IndexNow des pages qui ont changé.
Chaque article porte des données structurées, des étiquettes invisibles pour le lecteur qui disent aux moteurs qui a écrit la page et quand. Leur rôle est d'aider les moteurs à lire chaque page, pas de gagner une place dans les réponses des IA.
Depuis le 28 août 2026, le site publie aussi un fichier llms.txt ainsi qu'un fichier llms-full.txt avec le texte de toutes les pages. Le site propose enfin un point d'accès MCP : une adresse où un agent IA peut se brancher pour chercher et lire les pages du site directement. MCP, pour Model Context Protocol, est le langage commun qui permet ce branchement.
Le llms.txt, le llms-full.txt et le point d'accès MCP servent aux agents et aux développeurs qui viennent lire le site. Le point d'accès MCP est un essai : je l'ai ajouté pour voir si des agents s'en servent. Rien ne montre que ces fichiers ou ce point d'accès font citer un site dans la recherche par IA.
Choisir tes questions et lire les recherches de l'IA
Chez Mōdo, Julien Tourme réunit pour chaque client un atelier avec ceux qui sont sur le terrain, les commerciaux, pour faire remonter les questions qu'ils entendent au téléphone et en rendez-vous. Seul, pars des questions que tes clients te posent au téléphone, par e-mail ou en rendez-vous. Complète avec les recherches qui t'amènent déjà des visites, que montre la Search Console.
Ne cherche pas le volume d'une question posée à une IA, le nombre de fois où elle est tapée chaque mois. Devesh Khanal, de Grow and Convert, explique pourquoi les outils qui vendent des « volumes de prompts » (un prompt est la question tapée dans une IA) ne sont pas fiables. Leurs données viennent de personnes payées ou récompensées pour laisser suivre leur navigation.
Or les acheteurs que visent les clients de Grow and Convert, des directeurs techniques de grandes entreprises, font rarement partie de ces personnes payées : plus tes clients sont rares et spécialisés, moins ces volumes les représentent.
Pour estimer la demande, Dan Petrovic additionne plutôt les volumes des recherches courtes que l'IA lance vraiment. Un outil de mots-clés donne ces volumes, comme le Planificateur de mots-clés de Google Ads, l'outil de publicité de Google.
En octobre 2026, dans le podcast MVP, Antoine Veyrieres a détaillé la méthode de son agence. Cette méthode commence par cinq à dix questions par client, pas plus : « Au-delà, ça devient complètement ingérable. » Pour SEO Monkey elle-même, la question principale est « quelle est la meilleure agence SEO en France ? ».
Antoine Veyrieres la tape dans ChatGPT. Pendant que ChatGPT cherche sur le web, une petite bulle s'affiche au-dessus de la réponse : Antoine Veyrieres clique dessus pour dérouler le raisonnement de l'IA et les recherches qu'elle a lancées. L'aide d'OpenAI, lue le 29 octobre 2026, ne décrit pas cet affichage. Il peut donc changer ou manquer.
Pour sa question, ChatGPT a lancé trois recherches : un classement en anglais, « best SEO agency in France 2026 », les avis sur son agence, « avis agence SEO Monkey », puis une comparaison, « agence SEO vs freelance SEO ». Chacune devient une ligne de sa feuille de route.
Pour la première, une liste des meilleures agences, Antoine Veyrieres veut figurer dans les listes publiées par d'autres sites, grâce à des relations presse en ligne ou à des liens obtenus sur d'autres sites. Pour les deux autres, il ne détaille pas d'action précise.
Il refait l'exercice chaque semaine, parce que ces recherches changent avant de se stabiliser au bout de quelques semaines. Son agence a automatisé ce suivi, mais il précise que tu peux le faire à la main en vingt minutes par semaine.
Lire ce que l'IA fait derrière une réponse peut aussi devenir une habitude, en dehors de tout suivi. J'essaie de lire chaque réponse de ChatGPT, de Claude ou de Google en me demandant pourquoi elle met en avant telle page ou telle marque. Il m'arrive aussi de poser une question à ChatGPT seulement pour voir ce qui sort. C'est ainsi que j'essaie de comprendre comment ces IA choisissent ce qu'elles montrent.
Si ChatGPT répond sans chercher, il n'y a aucune recherche à lire : force la recherche. L'aide d'OpenAI indique comment : dans la zone de saisie, choisis « Afficher tous les outils », puis « Rechercher », ou tape « / » et choisis « Rechercher ». D'après la même aide, lue le 29 octobre 2026, la recherche marchait alors avec l'offre gratuite et même sans compte.
Si les recherches de ChatGPT restent invisibles, regarde à la place celles des IA de Microsoft, comme Copilot. Le rapport « AI Performance » de Bing Webmaster Tools, l'outil de Microsoft pour les sites, en montre un échantillon : les recherches que ces IA lancent avant de citer tes pages. Ce rapport ne couvre que ces IA et reste vide tant que tes pages ne sont pas citées.
Tape enfin chaque recherche courte sur Google et sur Bing, puis regarde les premiers résultats.
Si ce sont des pages du même genre que celle que tu peux publier, comme une étude de cas, un guide ou une page sur ton offre, ton site peut viser la tête des résultats. Si ce sont des classements tenus par d'autres sites, des pages d'avis ou des médias, ta page passera difficilement devant : le travail consiste alors à être nommé dans ces pages-là.
Sur ton site : des pages qu'une IA peut citer
Sur ton propre site, la règle vient de Google, dans son guide de juillet 2026 : publier du contenu « non banal ».
L'exemple de Google : un article « 7 conseils pour acheter son premier logement » répète ce que tout le monde sait. Le récit d'un acheteur qui explique pourquoi il a renoncé à faire inspecter la maison, ce qu'il a économisé et ce qu'il a trouvé ensuite dans les canalisations apporte une expérience que personne d'autre n'a.
Martin Splitt, de l'équipe de Google chargée des relations avec les sites, le dit à sa façon dans Search Off the Record, le podcast de Google (mai 2026). Reformuler une fiche technique ne sert plus à rien : une IA le fait. Ce qui compte, c'est ce que tu as testé toi-même, parce que l'IA, elle, ne l'a pas testé.
Pour mes propres pages, une règle passe avant toutes les autres : répondre à ce que la personne est venue chercher. Une page doit lui apporter ce qu'elle attend ou ce dont elle a besoin. Cette règle vaut pour un produit comme pour une page, sur Google comme dans les IA.
Dans son guide de juillet 2026, Google écrit aussi qu'il est inutile de réécrire tes textes « pour l'IA » ou de les découper en petits morceaux : ses systèmes comprennent les synonymes et savent isoler la bonne partie d'une page. Les règles qui suivent servent donc d'abord tes lecteurs. Elles rendent aussi tes pages plus faciles à citer :
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Dis tout de suite de quoi parle la page. Dans l'étude de Rankability, les pages qui posaient leur sujet dans leurs 100 premiers mots avaient 22,1 % de chances d'être parmi les dix pages les plus citées par les IA, contre 8,7 % pour les autres. C'est un lien constaté, pas la preuve d'une cause.
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Écris pour qu'une phrase se comprenne seule. Répète le sujet plutôt que « cela » ou « il », donne le chiffre plutôt qu'un mot vague : un lecteur qui arrive au milieu de la page, comme une IA qui en reprend un passage, doit le comprendre sans le reste.
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Publie tes propres données. Victor Da Silva cite un client qui avait publié une étude de marché tirée de ses propres données. Sur Google, la page recevait peu de visites, puisque personne ne cherche cette étude. Seul 1 % des visiteurs venus de Google la téléchargeait.
Les IA, elles, l'ont reprise : la page a reçu plus de visites venues des IA que de Google. Parmi ces visiteurs venus des IA, 6 % la téléchargeaient, six fois plus que ceux venus de Google. Les IA peuvent donc reprendre tes données même quand personne ne les cherche sur Google.
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Montre tes prix. Kevin Indig est conseiller en croissance. Il a travaillé sur la recherche avec Airbnb, Shopify ou G2, une plateforme d'avis sur les logiciels. En juillet 2026, il donnait les premiers résultats d'une étude des sites qui vendent aux entreprises. Le prix était l'information que les assistants IA y trouvaient le plus difficilement, caché derrière un formulaire ou absent. Une jeune entreprise qui veut battre une entreprise installée peut simplement afficher ses prix : l'IA peut alors donner ces prix, alors qu'elle ne trouve pas ceux du concurrent.
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Montre tes preuves. Garanties, certifications, années d'activité, études de cas : ce sont les faits qu'une IA va chercher quand on lui demande de choisir.
Certains types de pages réussissent mieux que d'autres. Ross Hudgens a fondé l'agence de contenu Siege Media et travaille dans le référencement depuis quatorze ans. En septembre 2026, il a dit dans The Edward Show que ses clients qui recevaient le plus de visites des IA étaient ceux qui avaient le plus de pages « versus » : ta marque face à un seul concurrent.
Ross Hudgens l'explique par les acheteurs, qui font cette comparaison dans l'IA à la fin de leur choix. Chaque page « versus » est écrite pour son concurrent, pas tirée d'un modèle où seul le nom change. Ross Hudgens range ces pages parmi celles de l'offre, pas dans le blog. Le tableau comparatif vient en haut. Le but de ces pages : transformer les visiteurs en clients. Les prix du concurrent doivent être exacts. Il conseille aussi un ton modeste : reconnaître que le concurrent convient mieux à certains acheteurs.
Les IA servent aussi à trancher entre des offres. James Dooley, consultant britannique en référencement, l'a raconté en septembre 2026 dans son podcast Fatrank, comme une étude de cas de son travail pour Soft Surfaces, une entreprise britannique qui construit des terrains de sport.
Une école de Manchester voulait un terrain de football synthétique et avait reçu quatre devis. Soft Surfaces était le deuxième plus cher. La directrice de l'école a donné les quatre devis à ChatGPT et lui a demandé lequel offrait le meilleur rapport qualité-prix.
ChatGPT a repéré qu'un devis moins cher oubliait une couche de fondation exigée par le cahier des charges. Il s'est étonné qu'un autre concurrent promette une garantie de dix ans après seulement quatre ans d'activité. Puis il a lu sur le site de Soft Surfaces ses certifications, son attestation d'assurance, ses vingt ans d'activité et ses chantiers similaires dans la région. Il l'a désignée comme le meilleur choix.
Le contrat valait 572 000 £. La directrice a confirmé ensuite à James Dooley qu'elle n'aurait pas choisi Soft Surfaces si ChatGPT ne l'avait pas désignée.
Quand on demande à une IA de choisir entre des offres qu'on a déjà, elle peut lire les preuves sur ton site. Mets ces preuves en texte sur la page, pas seulement dans une image. Les marques qu'elle nomme d'elle-même dépendent davantage de ce que disent les autres sites.
Écris enfin dans la langue de tes clients. Des chercheurs de l'Université de Toronto ont comparé en 2025 les sources citées selon la langue de la question : pour une question en français, les IA citaient surtout des sites en français, ChatGPT et Perplexity plus encore que Claude et Gemini.
Ailleurs que sur ton site : être nommé par les autres
Quand l'IA choisit seule les marques à nommer, elle s'appuie beaucoup sur ce que les autres disent de toi. Les chercheurs de Toronto l'ont vu en 2025 sur les sources que cite ChatGPT : pour des questions d'achat sur les grandes marques de leur étude, 93,5 % des sources citées par ChatGPT étaient des médias ou des sites indépendants, contre 6,5 % pour les sites des marques.
Le constat dépend du type d'entreprise. Yext vend aux entreprises la gestion de leurs fiches sur les annuaires et les cartes. À la fin de 2025, il a compté les sources que citaient quatre IA (Claude, Gemini, Perplexity et la recherche de ChatGPT) pour des entreprises de six secteurs, du commerce de détail à la santé et à l'hôtellerie. Cette fois, environ neuf citations sur dix venaient des entreprises elles-mêmes : de leurs sites et de leurs fiches d'établissement, comme leur fiche Google Business Profile ou PagesJaunes.
Yext ne dit pas quelles questions il a posées, mais ses secteurs sont surtout des commerces et des services de proximité : magasins, cliniques, restaurants, hôtels, banques, … Pour un commerce ou un service proche (« plombier à Lyon »), ce sont donc d'abord tes pages et tes fiches d'établissement qui ont des chances d'être citées. Pour une question « quel est le meilleur logiciel… », sans lieu, ce sont les autres sites.
Ahrefs a comparé 75 000 marques en 2025 : celles qui apparaissaient le plus dans les réponses des IA étaient celles qu'on mentionne le plus sur le web, surtout dans les vidéos YouTube. Le nombre de liens vers leur site comptait beaucoup moins. Ahrefs précise que ce sont des corrélations, qui ne prouvent pas la cause.
Antoine Veyrieres a classé les contenus que les IA citent le plus pour les clients de son agence, dans cet ordre :
- Les comparatifs, du type « meilleur logiciel pour tel besoin ».
- Les guides.
- Les réalisations et les avis de clients.
- Les forums et les réseaux sociaux.
- Les médias.
Les comparatifs viennent en premier parce que les questions posées aux IA sont souvent des choix : « quel est le meilleur… ? ». Il conseille d'être présent dans ceux que publient les autres.
Nathan Gotch résume sa méthode par « des avis, des avis, des avis », sur les plateformes que l'IA lit vraiment. Pour un commerce local, la fiche Google Business Profile nourrit l'IA de Google. Aux États-Unis, selon lui, ChatGPT ne s'en sert pas et s'appuie sur Yelp, le site d'avis américain. En France, regarde quelles plateformes l'IA cite pour ton métier (Trustpilot, PagesJaunes, Tripadvisor, …).
Il choisit les trois à cinq plateformes qui reviennent le plus souvent parmi les sources citées et traite chaque fiche « comme ton site web » : complète, à jour, avec une réponse à chaque avis. Pour avoir des avis, demande-les à tes clients récents.
Pour les classements « meilleurs outils » que les IA citent déjà, il travaille à grande échelle. Il pose à toutes les IA beaucoup de questions sur la catégorie de produits de son client. Il relève chaque page citée, puis les 30 premiers résultats de Google pour chacune de ces questions. Il retire enfin les doublons.
Il obtient ainsi « 500 à 1 000 opportunités », des pages dont il contacte les auteurs un par un pour leur demander de tester la marque et de l'ajouter à leur classement. Seul, commence par les dix pages que l'IA cite le plus.
Accor, le groupe hôtelier français aux 45 marques, travaille de la même façon à son échelle. En mai 2026, Yassine Hachem, son vice-président chargé du commerce en ligne, a présenté la méthode bâtie avec GetMint, une jeune entreprise française qui mesure la présence des marques dans les IA. LeMagIT, un média informatique, l'a rapportée en août 2026.
Le groupe cherche d'abord, pour chaque marché, les sources que les IA consultent le plus souvent sur ses sujets, puis il y travaille sa présence : avis de clients, médias, blogs influents. Il répond aussi systématiquement aux avis de ses clients.
Une étude menée par le groupe a aussi montré que les premiers modèles de langage s'appuyaient surtout sur des sources nord-américaines. Pour être vu à l'international, Accor a donc travaillé sa présence dans ces sources nord-américaines.
Ce n'est pas contradictoire avec l'étude de Toronto sur la langue des questions. L'étude d'Accor portait sur les premiers modèles de langage et sur ses marchés hors de France. Celle de Toronto portait sur la langue de la question, avec des modèles de 2025.
Paul Vengeons coanime le podcast MVP et a cofondé ChatSEO, un assistant de référencement. Dans le podcast MVP de juillet 2026, il raconte qu'il échange des places avec d'autres sites dans leurs comparatifs. Un consultant de l'agence Convertix l'a classé parmi les meilleurs outils et consultants SEO dans ses comparatifs. En retour, Paul Vengeons a classé Convertix parmi les meilleures agences de publicité Google et Meta dans les siens.
Ces deux classements viennent donc d'un accord entre deux sites. Les règles anti-spam de Google, lues le 29 octobre 2026, rangent les « échanges de liens excessifs » parmi les pratiques qu'elles sanctionnent. Un échange de places dans des classements s'en approche : c'est une pratique à risque.
Les forums et les réseaux sociaux pèsent différemment selon l'IA et selon la date. Dans l'étude de Toronto, menée en 2025 sur des questions d'achat sur de grandes marques, ChatGPT ne citait aucun contenu de réseau social, Gemini en tirait environ une source sur dix et Perplexity près d'une sur quatre.
Les forums sont un autre cas, mesuré plus tard : en 2026, la place de Reddit dans les réponses de ChatGPT a fondu.
Google fixe une limite dans son guide de juillet 2026. Chercher des mentions « inauthentiques », par exemple achetées en masse ou écrites par de faux clients, n'aide pas à apparaître dans ses réponses IA : ces mentions passent par les mêmes filtres anti-spam que ses résultats. Gagne ta place dans les classements des autres avec des faits que leur auteur peut vérifier.
Mesurer ta visibilité dans les IA
Avant de mesurer, sache qu'une IA ne donne presque jamais deux fois la même liste de marques. Rand Fishkin a fondé SparkToro, un logiciel d'études d'audience. En janvier 2026, il a voulu savoir si une IA nomme les mêmes marques quand on lui pose plusieurs fois la même question. Il a fait poser par 600 volontaires douze questions identiques à ChatGPT, à Claude et à l'IA de Google : les aperçus IA, ou le mode IA quand aucun aperçu ne s'affichait. Les volontaires ont obtenu 2 961 réponses en tout.
Chez ChatGPT comme chez Google, deux réponses à la même question avaient moins d'une chance sur cent de nommer la même liste de marques. Claude répétait à peine plus souvent la même liste.
L'étude a plus de neuf mois, mais les mesures de Friction AI, une jeune entreprise qui mesure la présence des marques dans les IA, montrent en septembre 2026 la même instabilité, comme celles de Grow and Convert. Rand Fishkin signale lui-même un possible conflit d'intérêts : son coauteur, Patrick O'Donnell, travaille pour Gumshoe.ai, un outil de suivi des IA.
Une mesure résiste à ce désordre : la part des réponses où une marque apparaît. Dans la même étude, pour une question sur les agences de marketing pour l'e-commerce, l'IA de Google nommait l'agence Smartsites dans 85 réponses sur 95.
La réponse dépend aussi de qui pose la question. Friction AI a comparé en septembre 2026, au Royaume-Uni, des comptes anonymes et des comptes préparés pendant deux semaines avec des profils précis (âge, famille, ville). ChatGPT et Gemini changeaient environ une marque sur cinq selon ce qu'ils savaient de l'utilisateur. Claude et Perplexity, presque pas.
Chaque IA choisit aussi ses propres sources : dans l'étude de Rankability d'août 2026, deux IA n'avaient jamais plus de 24,1 % de pages citées en commun.
Grow and Convert en tire une méthode. Regroupe tes questions par sujet, pose chacune sous plusieurs formulations, lance chacune plusieurs fois et lis le résultat par sujet et par IA, jamais en une seule moyenne.
Pour Level AI, la part des réponses qui nommaient la marque était de 17 %, en moyenne sur tous les sujets et toutes les IA suivis.
Grow and Convert a ensuite regardé le cœur de métier de Level AI, les outils de contrôle qualité pour centres d'appels. Sur ce sujet, l'agence posait six formulations de la question à ChatGPT, une fois par semaine. Sur l'ensemble de ces relevés, ChatGPT nommait Level AI dans 44 % des réponses. Sur les six dernières semaines, c'était 83 % : la marque était de plus en plus souvent nommée. La moyenne de 17 % cachait donc deux choses, le sujet où la marque réussissait et sa progression.
Accor mesure de la même façon avec l'outil de GetMint. Le groupe suit sa part de voix, c'est-à-dire la part des réponses où sa marque apparaît, la cohérence entre ce que dit l'IA et son propre message, puis le ton des réponses. Pour Fairmont, sa marque de luxe, la part de voix était de 71 %, pour un objectif de 100 % (chiffres présentés en mai 2026 et publiés par le cabinet Artefact, partenaire de GetMint).
Matthieu Poitrimolt, cofondateur de GetMint, insiste sur un point : pose tes questions depuis le bon pays, ce que font les outils de suivi. Une question posée depuis la France sur un hôtel aux États-Unis ne donne pas la même réponse que la même question posée sur place.
Tu peux mesurer à la main ou payer un outil qui pose les questions à ta place.
À la main, la méthode tient en trois gestes :
- Pose chaque semaine tes questions, plusieurs fois chacune, en gardant chaque semaine les mêmes formulations, plusieurs par question, dans une fenêtre de navigation privée. Garde le texte complet des réponses.
- Note la part des réponses où ta marque apparaît et les sites cités à ta place. Ces sites sont ceux à contacter : c'est là qu'il faut être nommé.
- Juge sur plusieurs semaines, jamais sur une réponse.
Deux rapports, gratuits le 29 octobre 2026, complètent ce suivi :
- Le rapport sur l'IA générative de la Search Console. Il compte combien de fois tes pages apparaissent dans les aperçus IA et le mode IA, par page, pays, appareil et jour. Google l'a ouvert à tous les sites le 31 août 2026. Il ne donne ni clics ni recherches. Il n'apparaît pas tant que ton site a trop peu d'apparitions dans ces réponses.
- Le rapport « AI Performance » de Bing Webmaster Tools. En version de test ouverte à tous depuis février 2026, il compte les citations de tes pages dans Copilot, dans les résumés IA de Bing et chez certains partenaires que Microsoft ne nomme pas.
Ces deux rapports sont ceux que je regarde. Dans Bing Webmaster Tools, je regarde davantage les citations dans les réponses IA que les chiffres du référencement classique. Ça vaut le coup d'y aller régulièrement pour ces réponses : beaucoup de gens utilisent Copilot, et la documentation de Microsoft indique que Copilot envoie ses recherches sur le web à Bing. Je surveille le rapport sur l'IA générative de la Search Console. Ahrefs me montre les mentions de mes marques. Son module de statistiques de visites me montre aussi combien de visiteurs sont arrivés depuis une réponse d'IA.
Viennent ensuite les visites et les ventes. Quand quelqu'un clique sur un lien dans ChatGPT, Perplexity, Gemini, Copilot ou Claude, ton outil de statistiques de visites (Google Analytics, PostHog, Matomo, …) montre une visite venue de chatgpt.com, de perplexity.ai ou de l'adresse d'une autre IA. ChatGPT ajoute aussi à la fin de chaque lien qu'il envoie une étiquette qui dit d'où vient la visite, utm_source=chatgpt.com, d'après l'aide d'OpenAI pour les éditeurs. Ton outil peut donc montrer ces visites à part : PostHog le fait, par exemple.
Deux sortes de visites échappent à ce compte. Les clics venus des aperçus IA et du mode IA de Google arrivent comme des visites de Google, dans ton outil comme dans la Search Console. Une partie des visites venues des IA arrive aussi sans origine connue et se mélange aux visites de ceux qui ont tapé ton adresse, notait Ahrefs en mai 2026.
Le plus sûr reste de demander à tes nouveaux clients comment ils t'ont connu. Chez Mōdo, Julien Tourme suit en plus les visites des robots des IA dans les journaux du serveur. Son raisonnement vaut pour les robots qui lisent une page à la demande d'une personne (ChatGPT-User, Claude-User, Perplexity-User). Chaque visite d'un de ces robots vient d'une question posée par quelqu'un. Plus ils passent souvent sur une page, plus des gens posent des questions qui mènent l'IA à cette page, même si tu ne vois pas lesquelles.
Si tu veux un outil payant de suivi, ce comparatif en anglais des outils de suivi des IA détaille ce que chacun mesure et ce qu'il coûte.
Ce qui ne marche pas, ou plus
Les recettes de GEO vieillissent vite. Plusieurs de celles qu'on vend encore ont perdu leur effet en 2026, ou n'ont jamais été prouvées.
Te classer toi-même premier
Pendant des mois, une astuce très partagée a consisté à publier sur ton site un comparatif des meilleurs prestataires de ton métier, en te plaçant premier. Paul Vengeons l'a fait sur son site personnel, avec un classement des meilleurs consultants SEO. Dans un épisode de juillet 2026 du podcast MVP, il raconte ce qui s'est passé.
Au début, ChatGPT le nommait parmi les meilleurs consultants et donnait son propre site comme source : « Ça a été un sacré petit cheat code. » Des référenceurs américains, qui avaient les aperçus IA de Google plus tôt, disaient que la méthode marchait moins dans ces aperçus. Lui vérifiait dans ChatGPT, où elle marchait encore.
Puis il a constaté que ChatGPT le nommait toujours, mais en s'appuyant désormais sur les comparatifs d'autres sites, comme ceux de Convertix, obtenus par leur échange de places. Sa propre page, où il se classait premier, n'était plus la source citée. Un graphique de l'agence de référencement Eskimoz, partagé peu avant l'épisode, montrait que, quand un site se classait lui-même premier, les aperçus IA de Google nommaient plutôt le deuxième ou le troisième de sa liste.
Il a alors demandé à Claude de reprendre tous ses comparatifs pour ne plus s'y placer premier. Il n'en a pas conclu qu'il fallait se placer deuxième : il a cherché à figurer dans les comparatifs des autres. Dans un épisode d'octobre du même podcast, son bilan tient en une phrase : « Ça a marché un temps, maintenant ça marche plus. » Il garde une nuance : sur Google, ces classements peuvent encore bien se positionner.
Lily Ray faisait un constat proche en avril 2026 aux États-Unis : elle avait déjà vu « probablement 20 ou 30 sites » chargés de ces classements perdre beaucoup de terrain en trois mois. Puisque les réponses des IA s'appuient en grande partie sur les résultats des moteurs, un classement qui perd sa place risque de perdre aussi ses citations.
Payer ta place dans le classement d'un média
Une variante se vend en 2026 : payer pour figurer en tête d'un classement publié sur un média. Romain Pirotte, entrepreneur du référencement qui vend lui-même des liens par Linkavista, la place de marché qu'il a cofondée, l'a raconté sur sa chaîne YouTube en septembre 2026.
Romain Pirotte a payé un article « top 3 des meilleurs formateurs GEO » sur un site d'actualités, qui le classe premier. « En 2 ou 3 jours… j'étais premier sur ChatGPT » quand on lui demandait les meilleurs formateurs GEO, dit-il. Léo Poitevin, son associé dans Linkavista, estime qu'un tel article coûte une centaine d'euros.
L'effet dure peu. Jacky Giang, qui vend lui-même des articles sponsorisés, voyait en août 2026 des clients payer des articles 1 000, 1 500 ou 2 000 €, cités un, deux ou trois mois, puis plus du tout. À la même date, un article à 10 ou 20 € pouvait produire le même effet : le prix ne dit rien de l'effet. Ce que tu paies ressemble plus à une location qu'à un achat.
Miser sur Reddit
Reddit a longtemps fait partie des sites que ChatGPT citait le plus. En 2026, sa place a fondu en deux temps, d'après deux relevés : l'un compte les réponses qui citent Reddit, l'autre les liens.
Jacky Giang compte la part des réponses de ChatGPT qui citent Reddit. En France, elle est passée d'environ 30 % au printemps à 9 % en juillet, puis à environ 5 % en août.
Promptwatch, qui suit les liens cités par ChatGPT, a vu une chute plus brutale. Du 18 juillet au 7 août 2026, Reddit faisait en moyenne 3,83 % de ces liens. Le 14 août, cette part s'est effondrée en un jour. Du 14 au 17 août, elle n'était plus que de 0,52 %, une baisse de 86 % : (3,83 − 0,52) ÷ 3,83 ≈ 0,86. Promptwatch précise que le chiffre reste provisoire.
Ces parts sont plus basses que celles de Jacky Giang parce que Promptwatch compte Reddit parmi tous les liens cités, pas parmi les réponses : une réponse qui cite Reddit cite aussi d'autres sites.
Reddit sert aussi au SEO. Dans le podcast MVP d'août 2026, intitulé « 70 % de nos clients viennent du Reddit SEO », Paul-Marie Hamon raconte qu'il a revendu Speechly, son logiciel de transcription, dont les clients venaient en grande partie de Reddit : ses messages sur le forum se plaçaient haut sur Google, sur des recherches comme « best speech to text for Mac ».
Sa méthode consiste à recommander un logiciel en se faisant passer pour un simple utilisateur. C'est contraire aux règles de Reddit, lues le 29 octobre 2026, qui demandent de participer « de façon authentique » et de ne pas induire les autres en erreur.
Il le reconnaît lui-même : le grand risque, ce sont les comptes bannis. Ce qui reste permis : participer pour de vrai, en disant qui tu es, dans les règles de chaque forum.
Réécrire tes textes pour l'IA
Un chiffre revient sur beaucoup de pages de GEO : ajouter des statistiques, des extraits de sources et des références ferait gagner « jusqu'à 40 % » de visibilité. Ce chiffre vient d'une vraie étude : Pranjal Aggarwal et ses coauteurs, chercheurs de Princeton et d'autres universités, l'ont publiée fin 2023 et présentée en 2024 à KDD, une conférence de science des données.
Mais ces 40 % viennent d'un test de laboratoire. Pour chaque question, les chercheurs donnaient à une IA les cinq premiers résultats de Google, après avoir réécrit l'une de ces pages. L'IA écrivait sa réponse en indiquant, phrase par phrase, les pages dont elle se servait. Les chercheurs comptaient les mots des phrases qui citaient la page réécrite : plus ce compte était élevé, plus la page pesait dans la réponse. Ils comparaient ce compte avec celui obtenu avant la réécriture.
En 2025, une autre équipe de chercheurs allemands et coréens a refait le test avec quatre modèles d'IA plus récents. Elle a présenté ses résultats à NeurIPS, la grande conférence de recherche en IA. Cette fois, les chercheurs ne comptaient pas les mots. Ils donnaient à l'IA une question et une liste de pages. L'IA répondait en citant certaines de ces pages, l'une après l'autre. Les chercheurs notaient à quelle place la page réécrite arrivait parmi ces sources. Si elle arrivait plus tôt que la page d'origine, la réécriture avait marché.
Ils ont essayé plusieurs façons de réécrire une page, comme y ajouter des statistiques ou des citations, ou simplifier son texte. Ils ont testé chaque façon sur six types de sujets, de l'actualité aux livres. Une façon de réécrire, testée sur un type de sujet, compte pour un cas : les chercheurs ont mesuré 54 cas en tout. Seuls 3 cas sur 54 montraient un vrai gain. Dans tous les autres, la page réécrite n'arrivait pas plus tôt parmi les sources, ou avec un écart si petit qu'il pouvait venir du hasard.
Ajouter des statistiques faisait même reculer la page. Les chercheurs ont croisé leurs quatre modèles d'IA avec leurs six types de sujets, soit 24 combinaisons. Dans 19 d'entre elles, la page avec statistiques était citée plus tard que la page d'origine.
Les chercheurs ont aussi essayé de ne rien réécrire : ils ont seulement placé la page en tête de la liste donnée à l'IA. C'est la place qu'obtient une page classée première sur la recherche que lance l'IA. Avec ce seul déplacement, l'IA citait la page plus tôt qu'avec n'importe quelle réécriture : en laboratoire, le classement a battu la réécriture.
Un consultant SEO, Jan-Willem Bobbink, a fait son propre essai. Louise Linehan, qui mène des études pour Ahrefs, l'a raconté en septembre 2026 dans le podcast d'Ahrefs. Jan-Willem Bobbink a pris deux pages. Sur la première, il a appliqué les recettes de GEO qu'il voyait sans cesse conseillées : des statistiques, un ton d'autorité, des sources citées. Il a laissé la seconde telle quelle. La page non retouchée a obtenu plus de citations. Un essai sur deux pages prouve peu, mais il va dans le même sens que le test des chercheurs allemands et coréens : une page réécrite pour l'IA n'a pas été citée davantage.
Ces tests ne disent pas pour autant que tes propres chiffres sont inutiles. Les chercheurs et Jan-Willem Bobbink ajoutaient des statistiques à une page pour impressionner l'IA. Tes propres données sont autre chose : tes prix, tes tests ou tes cas clients sont des informations que l'IA ne trouve nulle part ailleurs.
Compter sur le fichier llms.txt
Le fichier llms.txt est un résumé du site en texte simple, publié à l'adresse /llms.txt pour les outils d'IA. Jeremy Howard, cofondateur du laboratoire d'IA Answer.AI, l'a proposé en septembre 2024. Ce fichier sert surtout aux agents IA qui construisent des logiciels, comme celui que tu utilises peut-être : ils y lisent le mode d'emploi des outils dont ils se servent. Pour apparaître dans Google, aperçus IA compris, ce fichier n'aide pas : Google écrit dans son guide que son moteur de recherche « ne l'utilise pas ».
Ahrefs a regardé en mai 2026 les journaux de 137 000 sites : 28 % publiaient un fichier llms.txt. 97 % de ces fichiers n'avaient reçu aucune visite, d'aucun robot.
Je publie quand même sur tous mes sites un llms.txt et un llms-full.txt, sa version qui contient le texte de toutes les pages. J'ai déjà vu Claude aller lire l'un de ces fichiers pour répondre à une question que je lui posais. Un fichier llms.txt coûte peu à publier, mais il ne remplace aucun autre travail.
Ajouter des données structurées « pour l'IA »
Plusieurs pages de GEO conseillent d'ajouter des données structurées de type FAQ ou « How-to » (un guide en étapes) pour être reprises par les IA. Google conseille de garder les données structurées en général, qui rendent une page éligible aux résultats enrichis, les résultats qui affichent des détails en plus. Mais il écrit que ses fonctionnalités IA ne demandent aucune donnée structurée particulière. Dans l'étude de Rankability, aucun type de données structurées n'améliorait la place d'une page parmi les citations.
Produire des pages en masse avec l'IA
En avril 2026, Lily Ray disait voir des sites qui publient en masse des pages écrites par l'IA, sans apport propre, monter dans Google pendant trois à six mois, puis décliner immanquablement. Selon elle, leurs citations par les IA chutaient ensuite avec eux.
Ce que le GEO rapporte
La méthode vise des citations et des mentions. Ce qu'elles rapportent prend deux formes. La première, ce sont des visites venues des réponses des IA. La seconde, ce sont des clients qui lisent ton nom puis viennent à toi plus tard.
Les visites restent rares. En septembre 2026, Ahrefs a compté d'où venaient les visites des 115 254 sites qui utilisent son outil de statistiques. Les assistants IA en envoyaient 0,43 %, Google seul 23,96 %. Google envoyait donc environ 56 fois plus de visites que tous les assistants IA réunis (23,96 ÷ 0,43).
Ces sites ont choisi l'outil d'une entreprise de SEO : l'échantillon penche vers ceux qui s'intéressent à la recherche, ce qui peut grossir la part des moteurs.
Victor Da Silva l'explique ainsi : une IA n'est pas conçue pour envoyer des visiteurs, elle influence. Quelqu'un lit le nom de ta marque dans une réponse, puis tape ce nom sur Google ou va directement sur ton site, sans que la visite soit attribuée à l'IA.
Il met aussi en garde contre deux biais dans les belles histoires de GEO. Le premier : les IA favorisent les leaders. À Doctolib, il ne s'est jamais vanté d'avoir placé la marque en tête des réponses, puisqu'elle domine déjà son marché.
Le second : dans une toute petite niche, une marque est nommée simplement parce qu'elle a très peu de concurrents. Dans un village qui n'a que deux plombiers, chacun des deux sera nommé.
Ces deux biais expliquent pourquoi Victor Da Silva se méfie des réussites présentées comme du GEO : la marque aurait souvent été nommée de toute façon. Pour Victor Da Silva, il n'existe pas de stratégie de GEO à part, puisque le GEO dépend du SEO. Un site déjà bien travaillé en SEO, sur la technique, le contenu et les liens, a fait l'essentiel du travail. Il en conclut que les meilleurs prestataires de GEO sont déjà les meilleurs prestataires de SEO.
Kevin Indig estimait en juillet 2026 le trafic venu des IA à « peut-être 3 % de ton trafic organique total, si tu as de la chance ». Il compte par rapport aux visites venues des moteurs, pas par rapport à toutes les visites comme Ahrefs. Pour lui, le trafic est le mauvais critère : les gens cliquent rarement sur une citation, ils ouvrent un nouvel onglet et vont directement sur le site de la marque. Un client de Kevin Indig reçoit 10 % de ses nouveaux clients par les IA.
Être cité ne suffit pas à rapporter. Will Reynolds, fondateur de l'agence américaine Seer Interactive, a obtenu qu'une page de son entreprise soit citée 19 fois plus souvent par les IA. Les visites de cette page n'ont fait que doubler. Il a jugé ce gain négligeable pour son entreprise, rapportait Louise Linehan en septembre 2026.
Les visiteurs qui arrivent des IA sont-ils de meilleurs clients ? Les études, toutes de 2025, donc vieilles de plus de six mois, se contredisent :
- Pour : ils passent plus souvent à l'action. Chez un client de Seer Interactive, 15,9 % des visiteurs venus de ChatGPT accomplissaient l'une des actions que le site suit comme objectif, contre 1,76 % de ceux venus de Google. Ahrefs a indiqué en juin 2025 que, sur son propre site, les visiteurs venus des IA s'inscrivaient 23 fois plus souvent que ceux venus de la recherche classique.
- Contre : ils achètent moins. Une étude publiée par Search Engine Land, un média spécialisé, en octobre 2025, sur 973 sites de commerce en ligne, trouvait que les visiteurs envoyés par ChatGPT achetaient moins que ceux venus de Google.
Joe Lazer, directeur marketing à temps partiel chez Pepper, une entreprise de marketing de contenu, propose une explication. Les études favorables portent sur des entreprises qui vendent à d'autres entreprises, l'étude défavorable sur des boutiques en ligne. Pour un logiciel ou un service professionnel, l'IA envoie souvent quelqu'un qui a déjà comparé vers le site du vendeur. Pour un produit grand public, elle renvoie plutôt vers des sites d'avis. Si la personne achète ensuite, la vente est comptée pour ces sites d'avis, pas pour l'IA.
Des IA ont cité les pages de mes sites et des clients de mes services sont arrivés par leurs réponses : je l'ai vu au lien par lequel ils sont arrivés. Dans mon cas, ces clients-là achètent plus facilement que les autres. Cela va dans le sens des études favorables. Une explication possible : ils font confiance à leur IA quand elle leur recommande un service. C'est un constat sur mes sites, pas une règle.
Paul Vengeons raconte un cas plus modeste : un seul contact commercial arrivé par ChatGPT, sur un site d'affiliation (un site payé à la commission sur les ventes qu'il recommande) qu'il avait relancé pour s'amuser. Il n'y avait fait aucun travail de GEO, sauf l'habitude de mettre « meilleur » dans ses titres.
Ton plan d'action
Toutes les actions de ce guide, dans l'ordre des étapes, à cocher au fur et à mesure.
Étape 1 Laisser entrer les robots des IA
Étape 2 Choisir 5 à 10 questions de tes clients
Étape 3 Lire les recherches que lance l'IA
Étape 4 Répondre sur ton site
Étape 5 Être nommé ailleurs
Étape 6 Mesurer
FAQ
Qu'est-ce que le GEO en SEO ? Le GEO, pour generative engine optimization, est le travail qui fait citer tes pages ou nommer ta marque dans les réponses des IA : ChatGPT, Perplexity, Gemini, Copilot, Claude, les aperçus IA et le mode IA de Google. Il prolonge le SEO : chez Google, les aperçus IA citent surtout des pages bien classées sur la même recherche.
Le lien est moins net pour ChatGPT : dans une étude non datée de Rankability, 77 % de ses sources n'apparaissaient pas dans les résultats de Google, contre 12,2 % pour celles de Perplexity. Ces résultats étaient mesurés sur les questions tapées par l'étude, pas sur les recherches que lance ChatGPT. Le GEO ajoute deux choses : être nommé sur d'autres sites et mesurer des réponses qui changent d'une fois à l'autre.
Quelle est la différence entre le SEO et le GEO ? Le SEO vise une place dans la liste des résultats de Google et de Bing. Le GEO cherche à obtenir une citation, une mention ou une recommandation dans la réponse qu'écrit une IA. Le travail de base est commun, puisque les IA cherchent le plus souvent dans un moteur avant de répondre. Chez Google, être bien classé fait souvent citer. Chez ChatGPT, le lien est moins net.
Le GEO ajoute les avis sur les plateformes que lisent les IA, les classements et les articles où ta marque doit être nommée, ainsi qu'une mesure faite en posant les mêmes questions plusieurs fois.
Qu'est-ce que ça veut dire SEO ? SEO veut dire search engine optimization, l'optimisation pour les moteurs de recherche, qu'on appelle en français référencement naturel. C'est ce qui fait monter tes pages dans les résultats sans payer de publicité : un site lisible par les robots, des pages qui répondent à ce que tes clients cherchent, des liens venus d'autres sites.
Quels sont les 3 types de SEO ? On distingue en général la technique, le contenu et la popularité : un site que les robots peuvent lire, des pages qui répondent aux recherches, des liens venus d'autres sites. France Num en compte quatre : son guide coupe le contenu en deux, les mots-clés d'un côté, la confiance de l'autre. La confiance désigne la qualité et la fiabilité des contenus, que Google décrit avec ses critères E-E-A-T. Le GEO s'appuie sur les quatre.
Le GEO va-t-il remplacer le SEO ? Rien ne l'annonce aujourd'hui. Le GEO repose sur le SEO : chez Google, les aperçus IA citent le plus souvent des pages déjà bien classées sur la même recherche. Chez ChatGPT, les études trouvent un lien moins net avec le classement de Google. OpenAI ne dit d'ailleurs pas quel moteur ChatGPT interroge. Le GEO ajoute du travail en plus : être nommé sur d'autres sites et mesurer des réponses qui changent d'une fois à l'autre.
Le GEO compte-t-il plus que le SEO ? En visites, pas aujourd'hui : en septembre 2026, 23,96 % des visites des sites suivis par Ahrefs venaient de Google, contre 0,43 % des assistants IA. Mais les IA influencent aussi des clients qui arrivent sans clic attribué. Et sous un aperçu IA, les pages reçoivent moins de clics : y être nommé reste le moyen d'être vu.
Le GEO a-t-il un rapport avec le géomarketing ou le référencement local ? Pas par son nom : ici, GEO veut dire generative engine optimization, alors que le géomarketing adapte une offre à un territoire. Le référencement local aide un commerce à apparaître dans les recherches et les cartes de son quartier.
Un commerce local a besoin du référencement local et du GEO : pour être nommé dans les réponses des IA, Nathan Gotch, cofondateur de Rankability, un éditeur de logiciels de SEO, mise d'abord sur les avis du commerce, sur Google et sur les plateformes de son métier.
Comment être cité par ChatGPT ? Demande à ton agent IA ou à ton hébergeur de laisser passer OAI-SearchBot, le robot de recherche de ChatGPT, dans ton robots.txt et ton pare-feu. Fais sortir tes pages en tête, sur Google et sur Bing, des recherches courtes que ChatGPT lance à partir des questions de tes clients : cela aide, même si le lien avec le classement est moins net pour ChatGPT que pour les aperçus IA de Google.
Fais aussi nommer ta marque dans les avis et les classements qu'il lit. OpenAI précise qu'une place dans les réponses de ChatGPT n'est pas garantie (aide lue le 29 octobre 2026).
Le fichier llms.txt sert-il à quelque chose ? Pas pour être cité par Google, qui écrit que sa recherche ne l'utilise pas. En mai 2026, 97 % des fichiers llms.txt observés par Ahrefs n'avaient reçu aucune visite. Il sert surtout aux agents qui lisent la documentation des logiciels. Il coûte peu à publier, mais il ne remplace aucun autre travail.
Comment savoir si mon site est cité par une IA ? Pose les mêmes questions chaque semaine, plusieurs fois chacune. Note la part des réponses où tu apparais. Ouvre le rapport sur l'IA générative de la Search Console : depuis le 31 août 2026, il compte combien de fois tes pages apparaissent dans les aperçus IA et le mode IA de Google, dès qu'elles y apparaissent assez souvent. Ouvre aussi le rapport « AI Performance » de Bing Webmaster Tools.
Dans tes statistiques, regarde les visites qui arrivent de chatgpt.com ou de perplexity.ai, puis demande à tes nouveaux clients comment ils t'ont connu.
Peut-on faire du GEO soi-même et combien de temps ça prend ? Oui. C'est surtout du temps : compte une vingtaine de minutes par semaine pour relever les recherches que l'IA lance sur tes questions.
La mesure en demande plus : 10 questions posées 5 fois sur 2 IA font 100 réponses par semaine, soit près de deux heures si chacune prend une minute à copier et à noter. Avec 5 questions posées 3 fois sur 2 IA, soit 30 réponses, compte une demi-heure.
Faut-il bloquer les robots des IA ? Bloquer le robot de recherche d'une IA te retire des réponses de sa recherche. Tu peux bloquer les robots d'entraînement, comme GPTBot chez OpenAI ou ClaudeBot chez Anthropic, sans sortir des réponses de recherche. Les futurs modèles de ces entreprises risquent alors de moins connaître ta marque : ne les bloque que si tes textes sont ce que tu vends.
Chez Google, le réglage de la Search Console permet de sortir des aperçus IA sans perdre ta place dans les résultats.
Sources (68)
Les pages exactes d'où viennent les faits ci-dessus, avec la date où chacune a été publiée ou lue.
- Google AIO est en France depuis juillet : quels changements GEO / SEO ?Abondance, Getfluence, Datashake (livre blanc), sept. 2026
- Lancement des Aperçus IA et du Mode IA dans la Recherche Google en FranceGoogle France, 22 juil. 2026
- Guide du débutant en référencement naturel (SEO)France Num, 29 sept. 2026
- SEO IA : la recette parfaite pour ranker 1er sur toutes les IA en 2026 (GEO), avec Victor Da SilvaRomain Pirotte (YouTube), 8 oct. 2026
- How to Report on AI Visibility (Grow and Convert Marketing Show)Grow and Convert (YouTube), 25 sept. 2026
- Google AI Mode Monitoring + Why AI Citations Don't Equal RecommendationsFound in AI (Cassie Clark), 1 oct. 2026
- Optimizing your website for generative AI features on Google SearchGoogle Search Central, 10 juil. 2026
- Introducing AI Performance in Bing Webmaster Tools (public preview)Bing Webmaster Blog, 10 févr. 2026
- Data, privacy, and security for web search in Microsoft Copilot and Microsoft Copilot ChatMicrosoft Learn, 29 oct. 2026
- 35 AI SEO Statistics for 2026: Original ResearchRankability, 29 oct. 2026
- ChatGPT searchOpenAI Help Center, 29 oct. 2026
- #151 : J'ai analysé 5 millions de réponses ChatGPT, voici les conclusions (avec Jacky Giang)MVP, le podcast SEO/GEO, 26 août 2026
- Is GEO just SEO: an evidence based view (avec Benjamin Tannenbaum)James Dooley Podcast, 19 juin 2026
- I Asked a 15-Year SEO Veteran How to Rank in ChatGPT (Dan Petrovic)Ahrefs Podcast, 18 août 2026
- AI search with Nathan Gotch: Citations vs rankings, GEO vs SEO demand and AI SEO for dummiesSearch with Candour, 19 oct. 2026
- Some brands on ChatGPT's cited pages still got few mentions (étude Graphite)Search Engine Journal, oct. 2026
- Budget SEO & GEO : comment investir 1000 € par mois après l'arrivée d'AI Overviews ? (Thomas Casiez, Datashake)SEO Garden Party (YouTube), 7 oct. 2026
- Optimisation pour les moteurs génératifs (GEO) : guide pour améliorer son référencement sur les moteurs d'IAFrance Num, 24 avr. 2026
- #158 : Le SEUL guide GEO dont vous avez besoin (0 bullshit)MVP, le podcast SEO/GEO (Paul Vengeons, Antoine Veyrieres), 14 oct. 2026
- La vérité sur le GEO : tu fais déjà 80 % du travail (sans le savoir) (Julien Tourme, Simon Belay, Mōdo)SEO Garden Party (YouTube), 20 sept. 2026
- SEO vs GEO: Which Traditional SEO Tactics Still Work for AI Search? (avec Charlie Whitworth)Search with Candour, 5 oct. 2026
- Muscles of Search, avec Lily RayNiklas Buschner (YouTube), 22 avr. 2026
- Good SEO is good GEOThink with Google (Brendon Kraham), juin 2026
- « Good SEO is Good GEO. » But Is That True?Found in AI (Cassie Clark), 23 juin 2026
- Google keeps saying « good SEO is good GEO. » Is that actually true in your experience?Reddit, r/seogrowth, 29 juil. 2026
- 1 mois d'AI Overviews en France et déjà -23,1 % de taux de clics : qui est concerné ?Ahrefs (Juliette Begue), 18 août 2026
- He Lost 50% of His Google Traffic to AI Overviews (Here's How He Recovered)The Edward Show, 23 juil. 2026
- Overview of OpenAI CrawlersOpenAI (documentation), 29 oct. 2026
- Does Anthropic crawl data from the web, and how can site owners block the crawler?Anthropic (Claude Help Center), 1 nov. 2026
- Perplexity CrawlersPerplexity (documentation), 1 nov. 2026
- List of Google's common crawlers (Google-Extended)Google Search Central, 30 oct. 2026
- Have it both ways: stay discoverable in search while disallowing AI trainingCloudflare Blog, 15 sept. 2026
- AI features and your websiteGoogle Search Central, 10 déc. 2025
- Search generative AI controlAide Search Console, 29 oct. 2026
- IndexNow : questions fréquentesIndexNow.org, 29 oct. 2026
- How Do You A/B Test SEO and GEO? Title Tags, Traffic, and the Truth (avec Will Critchlow)Outperform (Datadog), 4 mars 2026
- Search Off the Record 109 : How AI Is Changing Google Search and SEO (transcription)Google Search Central, 1 mai 2026
- How to Get AI to Recommend Your Product (avec Kevin Indig)SYSTM (YouTube), 2 juil. 2026
- Ross Hudgens: The Page Type That Drives the Most AI Search TrafficThe Edward Show, 24 sept. 2026
- Decision Engine Optimization Case Study: How Soft Surfaces Won a £572,000 Contract Through AI SearchFatrank Podcast (James Dooley, Kasra Dash), 7 sept. 2026
- Generative Engine Optimization: How to Dominate AI SearchChen, Wang, Chen, Koudas (Université de Toronto), 10 sept. 2025
- AI Citation Report (Q4 2025)Yext, janv. 2026
- Brand signals and mentions in ChatGPT, AI Mode and AI Overviews (75 000 marques)Ahrefs, 2025
- GEO : comment Accor soigne sa visibilité à l'ère des LLMLeMagIT (Christophe Auffray), 28 août 2026
- Accor x GetMint: From SEO to GEOArtefact, 2 nov. 2026
- #144 : La e-réputation c'est LE cheatcode SEO & GEO de l'annéeMVP, le podcast SEO/GEO, 8 juil. 2026
- Spam policies for Google web searchGoogle Search Central, 29 oct. 2026
- AIs are highly inconsistent when recommending brands or productsSparkToro (Rand Fishkin), janv. 2026
- Does ChatGPT Recommend the Same Brands to Everyone? (avec Joao da Silva, Friction AI)Found in AI (Cassie Clark), 22 sept. 2026
- Introducing Search Generative AI performance reports in Search ConsoleGoogle Search Central (blog), 3 juin 2026
- Generative AI performance report (Search)Aide Search Console, 29 oct. 2026
- Web Analytics (Monitor AI traffic)Ahrefs, 29 oct. 2026
- Publishers and developers FAQ (copie archivée)OpenAI Help Center (Internet Archive), 4 oct. 2026
- AI Chatbot Traffic: What It Is, and How to Get MoreAhrefs (Mateusz Makosiewicz), 15 mai 2026
- +1M€ de backlinks achetés : ses méthodes SEO & GEO pour VRAIMENT RANKERRomain Pirotte (YouTube), 29 sept. 2026
- Reddit Citations Are Dropping in ChatGPTPromptwatch, 18 août 2026
- #150 : 70 % de nos clients viennent du Reddit SEO (avec Paul-Marie Hamon)MVP, le podcast SEO/GEO, 19 août 2026
- Reddit RulesReddit, 29 oct. 2026
- GEO: Generative Engine OptimizationAggarwal et al., KDD 2024, 16 nov. 2023
- C-SEO Bench: Does Conversational SEO Work?Puerto et al., NeurIPS 2025, 6 juin 2025
- 5 AI Search Trends for 2026 (Louise Linehan)Ahrefs Podcast, 29 sept. 2026
- The /llms.txt filellmstxt.org (Jeremy Howard, Answer.AI), août 2026
- We Analyzed 137K Sites: 97% of llms.txt Files Never Get ReadAhrefs, 2026
- AI vs Search Traffic AnalysisAhrefs, 30 oct. 2026
- 6 Learnings, 1 Site: How Traffic from ChatGPT ConvertsSeer Interactive, 3 juin 2025
- Does AI Search Traffic Convert Better Than Traditional Search? For Ahrefs, YesAhrefs (Patrick Stox), juin 2025
- ChatGPT, LLM referrals convert worse than Google SearchSearch Engine Land, 23 oct. 2025
- Does AI Search Really Convert Better Than Organic Search?Pepper (Joe Lazer), 2025
Ce guide donne des informations générales, version du 3 novembre 2026 : pour une décision qui t'engage, demande l'avis d'un professionnel.
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Comment une IA choisit les pages qu'elle cite
Une réponse d'IA vient de deux endroits. Le premier est ce que le modèle a appris pendant son entraînement, sur une grande partie du web, jusqu'à une date limite. Le second est une recherche lancée au moment de la question, dont le modèle lit les résultats avant d'écrire.
Ce qui est plus récent que la date limite ne peut venir que de cette recherche. Les réponses avec des liens viennent le plus souvent de la recherche. Les réponses sans aucun lien viennent surtout de ce que le modèle a appris. Pour figurer dans ces réponses sans lien, ta marque doit avoir été assez présente sur le web avant la date limite d'entraînement du modèle.
La question devient plusieurs recherches courtes
On ne tape pas la même chose dans ChatGPT et dans Google. Dans ChatGPT, on raconte souvent sa situation en plusieurs phrases. L'IA en tire quelques recherches courtes, qu'elle envoie à un moteur : on les appelle des sous-requêtes. En anglais, on parle de query fan-out pour ce découpage.
Google le décrit pour ses propres fonctionnalités dans son guide de juillet 2026. Une question comme « comment réparer une pelouse pleine de mauvaises herbes » devient « meilleurs herbicides pour pelouse », « enlever les mauvaises herbes sans produit chimique » et « comment empêcher les mauvaises herbes dans la pelouse ». L'aide d'OpenAI, l'entreprise qui fait ChatGPT, dit la même chose : ChatGPT réécrit le plus souvent la question en une ou plusieurs recherches ciblées.
Jacky Giang a fondé Linksgarden, une plateforme française qui vend des liens et des articles sponsorisés, payés pour aider un site à être mieux classé. En août 2026, cela faisait cinq mois qu'il posait chaque mois le même million de questions à ChatGPT pour en analyser les réponses.
Dans le podcast MVP, consacré au SEO et au GEO (août 2026), Jacky Giang raconte l'exemple d'une personne qui explique à ChatGPT qu'elle est tombée au judo il y a un mois, que son médecin lui a conseillé du repos et qu'elle a toujours mal la nuit. Elle demande à ChatGPT quoi faire.
ChatGPT en conclut que cette personne a besoin d'un nouveau matelas. Il cherche alors « meilleur matelas mal de dos 2026 France », sans parler de judo ni de médecin. Si elle avait parlé d'escalade, ajoute Jacky Giang, ChatGPT aurait lancé la même recherche. ChatGPT lance souvent ses recherches en français et en anglais, avec l'année et le pays.
Benjamin Tannenbaum, qui a fondé AISO, un outil qui relève ces sous-requêtes, répond à la question « le GEO, est-ce juste du SEO ? ». Dans le podcast de James Dooley, consultant britannique en référencement (juin 2026), Benjamin Tannenbaum juge l'idée « vraie à 80 % » : les techniques sont proches, à condition de viser les bonnes recherches, celles que l'IA lance vraiment.
Des questions très différentes, longues et personnelles, aboutissent donc aux mêmes recherches courtes. Une page en tête sur une de ces recherches répond ainsi à beaucoup de questions différentes. C'est sur ces recherches courtes que ta page doit sortir en tête, pas sur la question telle que ton client l'a posée.
Quel moteur l'IA interroge, puis comment elle choisit
Les aperçus IA et le mode IA de Google cherchent dans l'index de Google. OpenAI, lui, ne nomme pas les moteurs auxquels ChatGPT envoie ses recherches.
Les spécialistes ne sont pas d'accord sur ce que ChatGPT utilise. Dan Petrovic dirige DEJAN, une agence australienne de référencement. En août 2026, dans le podcast d'Ahrefs, un éditeur d'outils de SEO, il a dit que d'après ses tests, ChatGPT cherchait surtout dans Bing. Claude, lui, cherchait surtout dans Brave, un moteur de recherche indépendant. Il le reconnaît : ces systèmes restent des « boîtes noires ».
Nathan Gotch, cofondateur de Rankability, a dit en octobre 2026, dans Search with Candour, un podcast britannique sur le référencement, que les données de son entreprise ne montraient aucune correspondance nette : les sources de ChatGPT ne suivaient ni Bing, ni Google, ni Brave. Il pense qu'OpenAI construit son propre index.
Une étude antérieure de Rankability, que l'entreprise ne date pas, a comparé 2 824 citations aux résultats de Google pour les questions tapées par ses auteurs. 77 % des sources de ChatGPT n'apparaissaient pas du tout dans ces résultats, contre 12,2 % pour celles de Perplexity.
Ces études comparent les sources de l'IA aux résultats des questions que leurs auteurs ont tapées, pas des recherches courtes que l'IA lance elle-même. Une partie de l'écart vient donc de là. Les études disponibles suggèrent quand même qu'être bien classé sur Google aide moins nettement pour ChatGPT que pour les aperçus IA de Google.
Une fois les résultats en main, le modèle les trie à sa façon. Dan Petrovic a posé un million de questions à Gemini pour cartographier ses préférences. Le modèle a déjà des marques favorites apprises pendant son entraînement.
Gemini connaît aussi des marques qu'il ne met presque jamais en avant. Sur des questions sur les voitures, BYD, le grand constructeur automobile chinois, n'était même pas parmi les cent marques que Gemini plaçait le plus souvent en tête de ses réponses. Selon Dan Petrovic, ces préférences peuvent suffire à faire recommander en premier, dans la réponse, le neuvième résultat d'une recherche.
Dans une autre étude, d'octobre 2026, l'agence Graphite a relevé environ 957 000 sous-requêtes de ChatGPT, lancées pour des questions qui ne nommaient aucune marque. Plus de la moitié de ces sous-requêtes (59,6 %) en nommaient pourtant une. ChatGPT cherche donc souvent les marques qu'il connaît déjà.
Deux choses comptent donc le plus pour apparaître. Pour que l'IA cite tes pages, le plus sûr chemin est d'être bien placé sur les recherches qu'elle lance, surtout pour les fonctionnalités IA de Google. Pour qu'elle nomme ta marque quand la question n'en nomme aucune et qu'elle choisit seule, ta marque doit déjà être connue : nommée un peu partout sur le web avant même la question.